ICI TERRE PROMISE

 

 

 

 

 

 

                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ICI, LA TERRE PROMISE

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ONDO N’DONG François Emmanuel d’Akonangui

 

 

 

 

 

 

 

 

A.   De Boston à la Maison blanche.

 

1.     La prison d’Ambam.

 

              Ils sont partis de Boston, aux USA, en passant par Las Palmas, Libéria ; ils arrivèrent à Baraka, Libreville Gabon, pour apporter la bonne nouvelle. Ils arrivèrent le 22 juin 1842, les premiers missionnaires américains. Ils construisirent le premier temple, en bois, de l’Eglise évangélique du Gabon, encore visible aujourd’hui, à Baraka mission, à Libreville. La bonne nouvelle apportée au peuple était l’Evangile de Jésus-Christ. Au peuple de Dieu qui avait quitté l’Egypte au temps de Pharaon, et qui n’avait pas été condamné pour la désobéissance dans le désert, l’Evangile annonçait que Christ était né en Palestine, qu’il avait donné sa vie sur la croix pour le salut de l’humanité entière, à défaut du seul peuple de Dieu, et qu’il avait été désigné par Dieu le Père comme le seul chemin, la vérité et la vie. Pour le peuple de Dieu, qui avait suivi l’Etoile de ses origines dans une longue migration vers l’Equateur, obéissant à l’ordre de Dieu le Père, et qui vivait dans les ténèbres, une grande lumière venait de jaillir. Il suffisait désormais de croire en Christ, le Seigneur et Sauveur, pour repartir auprès de Dieu le Père. La grâce avait remplacé la loi de Moïse, deux mille ans en arrière, en Palestine.

 

              Boston, c’est le nom donné pour désigner le local 5 de la prison secondaire d’Ambam, ville de la vallée du Ntem au Cameroun, à la frontière du Gabon et de la Guinée Equatoriale. Six mini-dortoirs composent le quartier des hommes, faisant face au « Ngass », le mini quartier féminin composé de deux locaux et de la cellule disciplinaire. Le local 1 est surnommé « Hilton », le local 2 « Bagdad, le local 3 « QG », le local 4 « Etat Major», et le local 6 ou « Titanic » est un vrai bateau ivre avec ses cinq mandats et sa cinquantaine de détenus, la moyenne dans les autres locaux étant de vingt, pour deux cent prisonniers environ.

 

              Les locaux entourent une cour au sol de ciment, quadrangulaire, qui sert à la vie quotidienne, à la marche et au sport, et qui s’ouvre par le flanc sur des sanitaires ouverts et insalubres, et sur le front à des escaliers menant à la porte de sortie, au bureau administratif et à la salle de garde. Ni mirador, ni projecteur, et aucune enceinte extérieure ; des plantations maraîchères entourent la prison, et le quartier s’ouvre à la route principale qui livre la circulation automobile vers Ebolowa et le centre du Cameroun, et vers les frontières. La vie carcérale se fait autour d’une organisation régie par l’administration pénitentiaire via le chef intérieur, en interface avec un chef quartier désigné parmi les détenus, et qui assure l’ordre dans la cour, aidé d’un Maire Central, et d’un Escadron Central. La même organisation se décline à l’intérieur de chaque local. Le quotidien est des plus monotones: ouverture des portes entre six et sept heures, corvée d’eau, corvée toilette, corvées réglementaires pour les corvéables, ou détenus déjà condamnés, ration pénale vers treize heures, faite de riz et de sauce claire d’arachide, et fermeture des portes entre dix sept et dix huit heures. Quelques événements particuliers animent la cour de la prison, comme la Corvée Diamant, qui consiste à la vidange manuelle de la fosse septique carcérale, opération innommable, d’un autre âge ; ou les nombreuses altercations entre détenus, se terminant régulièrement en bagarres et autres rixes. Les effluves de canabis et l’émanation des fosses septiques parfument l’atmosphère générale de la prison.

 

              Boston, le local 5, administre vingt et un détenus, sur un effectif de trente, dont dix sept condamnés, treize prévenus et neuf prisonniers en détachement. Le chef local, le Grand Samy, est en même temps drôle et iconoclaste. Le maire et le secrétaire sont plutôt calmes, le trésorier un vieux moralisateur, et le commandant « Bolan », chargé de la discipline, est un jeune homme talentueux, ayant le diable au corps, et en pleine lutte intérieure. Les mandats et les condamnations sont pratiquement les mêmes : vol, vol aggravé, ou en coaction, escroquerie, menaces sous condition, coups et blessures, mais aussi détention de produits de chasse et autres ! La durée des détentions provisoires, le déroulement des instructions et des plaidoiries, ainsi que le rendu des jugements, constituent une vaste plaisanterie, un déni intégral de la loi et une insulte à la justice. L’exploitation et la mafia règnent, à tous les échelons, sur le dos des prévenus, et des condamnés sans défense.

Personne n’est attentif à la Parole de Dieu. Il est dit plusieurs fois dans la Bible que Christ viendrait comme un voleur. Personne n’a compris le sens primaire de ce message : Christ viendra, se révèlera, là où sont les voleurs, c’est-à-dire en Prison.

              C’est donc à Boston, dans ce local de la Prison d’Ambam, que je suis venu révéler la prophétie en premier aux condamnés de la société humaine, et mettre en route la machine divine pour l’instauration de la Justice de Dieu sur la terre, l’arrivée du Christ Roi, et l’Avènement de la Terre Promise au peuple de Dieu.

             

              Boston, le point de départ des premiers missionnaires américains porteurs de la bonne nouvelle de l’Evangile de Jésus-Christ au peuple de Dieu en Afrique, sera aussi le symbole du point de départ de la réalisation du dessein de Dieu pour le monde entier, ce que le peuple de Dieu et le monde entier attendent depuis des millénaires : l’avènement du royaume de Dieu, et du Christ-Roi, sur la terre promise.

 

              C’est donc l’envoyé de Dieu, qui est entré à Boston, ce local 5, au soir du 28 décembre 2007.

 

2.     La Maison blanche

 

              Dans la mémoire collective, la maison blanche représente la demeure de l’ « homme le plus puissant » du monde, le président des Etats-Unis d’Amérique. Cette puissance concédée est purement terrestre, en ce qu’elle est économique et militaire. Elle représente un rêve pour de nombreuses générations dans le monde : le rêve américain. L’Amérique de ce siècle a oublié ses origines, et elle a oublié l’essentiel, c’est-à-dire son âme. Comment comprendre que l’Amérique chrétienne dans son essence, soit le pays où la justice divine est la plus bafouée, le pays où le droit de chaque être à la simple dignité humaine a été le plus contesté ? L’Amérique où la race noire a été la plus humiliée, à voulu à ce jour éteindre dans le tréfonds de sa mémoire, qu’elle doit son rang et sa puissance, à la force et à la puissance du peuple noir, du peuple noir d’Afrique, du peuple de Dieu.

 

              A quelques hectomètres, et faisant face à la maison d’arrêt d’Ambam, à la frontière sud du Cameroun, la Maison blanche de mon frère Olivier est une bâtisse sur pied, de deux appartements contigus, peinte effectivement de blanc, au toit de tôle, entouré d’une haie de fleurs naturelles et de bambous, la cour recouverte de gravier. La maison n’abrite ni les appartements, ni les bureaux de quelques puissants hommes de la vallée du Ntem, mais sa raison sociale est des plus accueillantes : Snack Bar-Restaurant. Dans les cuisines le chef s’affaire autour de plats locaux, de la cuisine africaine et camerounaise, servie sur des tables carrées. Le confort de l’ensemble est un véritable pied de nez à la misère de la prison qui lui fait face, au bout d’une allée, et de l’autre côté de la route, en plein centre d’Ambam.

 

               Pour le commun des mortels, l’affrontement géographique des deux structures relève du hasard de l’urbanisation anarchique de la petite ville frontalière. Pour le chrétien, il n’existe aucun hasard, et dans chaque situation il faut demander à Dieu dans la prière, l’explication, le message, ou la mission.

 

              De Boston à la maison blanche, c’est le message de Dieu le Père, signifiant que le messager Boston, le local 5 de la prison d’Ambam, avait été désigné pour être le personnage le plus puissant du monde, dans le sens divin du terme, pour restaurer la justice de Dieu sur la terre, à partir de cette ville d’Ambam perdue au fond du Cameroun, et de ce pays classé parmi les plus corrompus du monde, et où la justice de Dieu est donc la plus bafouée. De Boston à la maison blanche, cela aura été la promenade matinale, le long de la simple ruelle, ou la corvée d’eau indispensable, du Prince de Boston, pendant ses mois de détention, et durant sa mission extraordinaire, pour la mise en route de la machine de Dieu pour l’instauration de sa justice, et de la venue du Christ-Roi.

              De Boston à la maison blanche, c’est le voyage entre deux sanctuaires qui rentreront dans l’histoire des temps messianiques.

 

              De Boston à la maison blanche, Dieu le Père a voulu respecter la symbolique de l’histoire de son peuple, et sa fidélité à toujours : il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Il aura donc envoyé ici, sur la Terre Promise, les mêmes messagers de son dessein, et surtout, le même fils de l’homme, de la Palestine à l’Equateur.

 

 

  

 

  

B. Akonangui, le centre du monde.

 

1. Le village Essandone

 

              Akonangui  est un village séculaire, situé en plein centre de la triple frontière entre le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Cameroun. Akonangui, avant l’ère coloniale, s’étendait de la ville guinéenne de Ebebiyin, jusqu’à l’actuel village de Meyo Nkoulou au Cameroun. La frontière actuelle, érigée par le colonisateur occidental, est donc plantée en plein milieu du village. La partie Nord, revenant aux Espagnols, a été baptisée du nom d’une bourgade d’Espagne. La partie Est, confiée au Gabon, est revenue au Cameroun au terme d’un long litige frontalier entre les deux Etats, qui s’est terminé par la destruction de la Brigade de gendarmerie gabonaise de Kyè-Ossi, la frontière étant transportée sur la rivière Kyè, à trois kilomètres environs du point frontalier.

              Akonangui, c’est une suite d’agglomérations familiales, vivant sur des terres ancestrales, de Mefoup, d’Alen I et II, de la chefferie de Fenété, de Memê Ayop, d’Akombang et de Kyè Ossi, le carrefour, érigé contre toute logique sous cette appellation, en Arrondissement administratif.

              Akonangui, c’est en même temps le centre de la tribu Essandone des trois pays frontaliers, dans la continuité de la ville Essandone guinéenne d’Ebebiyin, et à égale distance des villes Essandone de Bitam au Gabon, et d’Ambam au Cameroun, le centre du triangle de la zone des trois frontières, ou des trois nations de l’Afrique équatoriale, qui sont le berceau du peuple Beti, et des peuples environnants.

              Akonangui, c’est toute la fierté des populations de la frontière, autour du petit terrain de football mythique des années soixante dix, le Parc des Princes Essandone, et de l’équipe de football du village des mêmes années, redoutée dans toute la vallée du Ntem, l’Inter d’Akonangui, invincible au milieu de cette décennie, dans les tournois de vacances.

              Akonangui, c’est le village du Prince de la frontière, capitaine invaincu de l’Inter, et héritier du domaine du Parc des Princes.

               La résidence du Parc s’étend des limites du terrain de football à la crête de la colline menant à la rivière Memê, qui prend sa source en Guinée Equatoriale, et se jette dans la Kyè toute proche, rivière frontalière du fait des colons, entre les trois pays, tout le long de son lit sinueux.

              Akonangui est au centre de la Terre promise, au centre du royaume de Dieu, le centre du monde.

 

 

 

 

2.     Le premier temple de l’Eglise de Jésus- Christ

 

              Située entre le petit terrain de football, le verger familial et la résidence familiale, le petit temple en bois bâti par mon père il y a une quarantaine d’années, avait été dédié aux cultes de l’Eglise Baptiste camerounaise. Cette congrégation, nouvellement installée dans la région frontalière, avait à l’époque ouvert les portes de l’Eglise à une catégorie de fidèles rejetés des Eglises Catholiques et Protestantes : les maris de plusieurs épouses, et les épouses de foyers polygames à partir de la seconde épouse. Le temple de l’Eglise Baptiste avait d’abord été construit du côté opposé de la route, dans la concession d’un oncle du maître des lieux, également fidèle de l’Eglise, et qui quelques années plus tard, a prié l’Eglise de déménager, pour libérer le terrain pour des constructions familiales.

 

              C’est ce temple abandonné depuis des lustres par l’Eglise Baptiste, qui est devenu le premier temple de l’Eglise de Jésus-Christ, en décembre 2007. L’inscription à la peinture verte sur les planches fermant transversalement le mur frontal, a soudain attiré la curiosité des passants :   « Eglise de Jésus-Christ Nazareth Galilée ». C’est la seule Eglise qui subsistera à l’arrivée de Jésus-Christ, à l’avènement du royaume. A Akonangui, son temple aura remplacé celui de l’Eglise primitive, l’ « Eglise de Jean Baptiste ».

 

              Le premier culte de l’Eglise de Jésus-Christ a été célébré le dimanche 16 décembre 2007, dans ce temple désaffecté et préparé au petit matin pour la cérémonie. J’ai parlé à la dizaine de fidèles réunis ce matin-là, des nouvelles prédictions annoncées dans le livre du prophète Esaïe au chapitre 48, de la Révélation, et de la Terre promise. Les fidèles un peu sonnés, ont écouté la lecture de versets de la Genèse, le premier livre de la Bible, et de l’Apocalypse, le dernier. Ils ont appris que nous étions rentrés dans les temps de la fin, et que la deuxième venue de Christ était proche, plus proche que jamais.

 

              Ils ont appris que Christ revenait comme Roi et qu’il nous donnait toutes indications pour le reconnaître dans la Bible, au premier et au dernier chapitre, l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin de la parole de Dieu contenue dans les Saintes écritures, la Genèse et l’Apocalypse. Ils ont appris que l’Eglise de Jésus-Christ venait d’être fondée sur la Terre promise, et que le village d’Akonangui sur l’Equateur africain était le village de Nazareth en Galilée, de la prophétie messianique. Les premiers baptisés de l’Eglise de Christ sur la Terre Promise, au nombre de quatre, Mélanie, Isaac, Théophile, Christian, se sont alors inscrits sur le livre de vie, en répondant à mon appel. La cérémonie a pris fin avec la partage du pain et du vin, et le concert de louanges des balafons de la Voix des Archanges du village Meyo Elie.

 

              Le culte de Noël qui a suivi, le dimanche 23 décembre 2007, aurait dû être célébré par mon frère Jérémie de l’Eglise Evangélique Réformée du Gabon, en séjour à Oyem, et qui s’était excusé le matin même au téléphone. L’Esprit de Dieu m’a inspiré ce message tiré de l’épître aux Hébreux, dans le quatrième chapitre, du premier au treizième versets, et centré sur le verset sept ; « Dieu fixe de nouveau un jour- Aujourd’hui » : Jésus-Christ est né. Il est né à Bethléem (Oyem) ; en Judée (Gabon). Il a vécu à Nazareth (Akonangui), le village de son père, en Galilée (Cameroun) ; juste à coté de la Samarie (la Guinée Equatoriale), sur la terre que Dieu avait promise à son peuple, les Beti ou peuple de Dieu (Nti Zama), les fils d’Israël ; dans le pays où coule le lait et le miel, en Afrique équatoriale ; et où il les a amenés à partir du désert et de l’Egypte. Ce pays est celui dans lequel nous vivons, et Dieu nous le donnera officiellement bientôt, après l’avoir débarrassé du diable et du péché, c’est-à-dire de tous ceux qui ont refusé le salut qu’il nous offre gratuitement.

 

              Ce pays Beti s’étend de la Sanaga à L’Ogooué, des confins du Congo à l’Océan atlantique, le royaume de Dieu sur terre, Engong Be Zama Yemebe’e, la terre promise. Il guérit les malades, et annonce la bonne nouvelle de la délivrance à Jérusalem (Libreville). Il s’appelle le lion du Gabon, le lion de Juda, l’Etoile des origines du peuple de Dieu, Otétè Y’Odzambo’a. Il s’appelle Rock, le rocher contre lequel tout se brise ; David, de la lignée du Roi d’Israël ; Marin, parce qu’il est le conquérant de Dieu. Il s’appelle François, parce qu’il est la vérité, et Emmanuel, car il est le fils de Dieu, et qu’il est parmi vous aujourd’hui.

 

              Et parce que Dieu est le même, hier, aujourd’hui et éternellement, l’agneau immolé d’hier, il y a deux mille ans, qui porte encore les stigmates de sa crucifixion ; le lion de Juda d’aujourd’hui et de l’éternité, vous appelle aujourd’hui, parce que Dieu mon père fixe de nouveau un jour, aujourd’hui !! Comme nous le lisons au septième verset, « en disant dans David », c’est-à-dire en vous faisant dire par David, votre serviteur ; « Si longtemps après », c’est-à-dire plus de deux mille ans après ; « Comme il est dit plus haut, aujourd’hui, si vous entendez sa voix », c’est-à-dire la voix de David, votre serviteur, « n’enduisissez pas vos cœurs », c’est-à-dire croyez à ce qu’il vous dit, à ce que je vous dis, moi. Le lion du Gabon vous appelle, vous invite, à venir prendre de l’eau de la vie, gratuitement, et à vous inscrire sur le livre de vie. Viens, mon ami, mon frère, ma sœur, mon enfant. Viens prendre l’eau de la vie, gratuitement. Amen ».

              Avec « Minuit chrétien », chanté par les chœurs de Nazareth, trois nouvelles personnes, Marthe, Mireille, Bernice, se sont aspergées de l’eau de la vie, et ont inscrit leurs noms sur le livre de vie, en ce dimanche 23 décembre 2007.

               Le surlendemain, mardi 25 décembre, jour de Noël, le message préparé pour les fidèles de l’Eglise de Jésus-Christ s’intitulait: « Christ est venu faire toutes choses nouvelles ». A la lumière de l’Evangile de Mathieu, chapitre premier, du dix-huitième au vingt-troisième verset, et celui de Jean, chapitre premier, aux versets troisième et neuvième, Christ est venu faire toutes choses nouvelles.

             

Christ est venu faire toutes choses nouvelles :

 

              Toutes choses nouvelles ? Oui, parce que toutes choses étaient anciennes, figées, sclérosées, dans le péché, dans l’endurcissement du cœur, dans la pratique religieuse des pharisiens et non pas dans l’obéissance à Dieu.

 

              Toutes choses nouvelles ? Oui, le peuple rebelle était condamné, sous la loi de Moïse, à disparaître ; incapable par désobéissance, de respecter les écritures des tablettes de la loi ramenées de la montagne par Moïse, à l’attention d’un peuple en rébellion, en pleine orgie, qui venait de se choisir une créature pour dieu, le veau d’or ; un crime impardonnable aux yeux du créateur. La chose nouvelle qui sauve, qui peut sauver ce peuple, c’est la grâce que Jésus apporte.

 

              Toutes choses nouvelles ? Oui, parce que le sacrifice d’animaux ne suffit plus à apaiser le courroux de Dieu le Père, notre faute étant trop lourde, notre passif trop lourd. Il faut un nouveau sacrifice, unique, parfait, celui de Jésus-Christ.

              Toutes choses nouvelles ? Oui, c’est ce que Christ, Dieu, le fils de l’homme, répond à sa mère, Marie, en pleurs, dans le film de Kevin Kostner, la Passion de Christ. Parce que Marie assiste à la souffrance de son fils, portant la croix, battu, insulté, humilié, se dirigeant comme l’agneau vers le lieu de sacrifice, pour être immolé, sans résister ; alors qu’elle sait qu’il peut tout arrêter, alors qu’elle sait qu’il est Dieu.

 

               Ce qui est nouveau pour nous dans cette passion, c’est que Christ va jusqu’au bout. Il assume jusqu’au bout. Il se sacrifie jusqu’au bout, pour son peuple, pour sauver son peuple, parce qu’il est le chef, le responsable, le roi. Sauver son peuple passe pour lui avant son propre confort, qu’il laisse sous silence, dans sa longue et pénible marche vers la croix. Quelle leçon nouvelle ! Pour les chefs, les responsables, les dirigeants et les rois de ce monde, eux qui se servent d’abord, et laissent leurs peuples croupir dans la misère !

 

              Toutes choses nouvelles ? Oui, en Christ, par la foi en Christ, par une vie dédiée à Christ, nous avons toutes choses nouvelles : une nouvelle naissance, car nous sommes nés de nouveau, « et voici, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles », dans notre vie.

 

              Tout devient nouveau en nous, des ténèbres à la lumière, de la misère à l’abondance, du désespoir à l’espérance, de l’esclavage à la délivrance, du mensonge à la vérité, de la mort éternelle à la vie éternelle.

 

              Christ est venu faire toutes choses nouvelles, pour rétablir l’ordre, et il revient maintenant, après avoir donné une leçon magistrale aux dirigeants de ce monde, et aux pécheurs de ce monde. Il revient maintenant, comme Roi, pour juger et rémunérer, pour juger et punir, parce qu’il est Dieu. Il revient, pour donner à chacun selon la mesure de sa foi en lui. Il revient, non plus comme l’agneau à immoler d’hier, mais, toutes choses nouvelles, comme le lion de Juda d’aujourd’hui ».

              Ce message sera finalement adressé quelques jours plus tard, aux localistes de Boston, à la prison d’Ambam, suite au développement de la prophétie du champ de vigne de Naboth.

 

 

 

 

Commentaires (2)

1. Julien Nestor BEKUNG 13/05/2010

Je suis très fièr de cet article sur lequel je viens de tomber par chance! Quelle profondeur! J'ai eu des larmes aux yeux en le lisant.

2. nashtrierne (site web) 30/08/2012

Hi nice site

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