LUEURS ET PENSEES

 

 

LUEURS ET PENSEES. Volume 1. LE VOYAGEUR

 

®ONDO N’DONG François Emmanuel d’Akonangui

 

       copyright©2009 Paulus Bekale sendore@yahoo.fr ®

 

 

 

Sommaire

 

1.                        Le paradoxe

2.                        Le voyageur

3.                        Les promeneurs

4.                        Marseille

5.                        Dakar

6.                        Dans la nuit

7.                        Sur le chemin de Fatima

8.                        La pirogue

9.                        Sous le ciel équatorial

10.                    Péni du bout du monde

11.                    Bemboudié

12.                    Rive droite Point fixe

13.                    L'école de Guidouma

14.                    Sindara la grandeur disparue

15.                    En approche

16.                    Zémidjan

17.                    Au bord de la lagune

18.                    Le marché du village

19.                    Paquita la una

20.                    L'abanga binié

21.                    Les lieux magiques

22.                    La magnifique

23.                    Au café des grands lacs

24.                    Sur la route du nord.

25.                    Biboulou

26.                    Sierra

27.                    L'étoile du sud

28.                    La gardienne du temple

29.                    Ossok wa kouane tom

30.                    Rio de mon enfance


 

 

1.     Le paradoxe

 

Abidjan, c’est le paradoxe,

C’est l’Europe et l’Afrique.

Est-ce le jour et la nuit ?

Grandes et belles, les avenues,

Les luminaires s’échelonnent

En files interminables,

Rectilignes, à perte de vue.

 

Les voies se côtoient, s’unissent,

Se séparent, se surplombent,

En une traînée de flammes,

Sous les feux des lucioles,

Aux reflets des lueurs.

 

Le plateau est argenté, doré,

Cocody, charme et beauté,

Abidjan, quelle richesse !

Mais, Abidjan, quelle misère…

L’Afrique est aux portes d’Adjamé,

Fripée, meurtrie, misérable.

 

Les masures jonchent les allées,

Noyées d’une  nègre foule,

Bigarrée, criarde, quêteuse ;

Le marché regorge de relents

Et de produits divers du pays

Et des pays, à prix nègre,

Entre la boue et les ordures.

 

Les bus défilent au petit matin,

Remplis d’élèves et de travailleurs,

A la recherche du soleil,

Qu’ils trouveront peut-être ;

A l’angle de l’avenue de France,

Commence la fouille des poubelles,

Autour de la poubelle,

A la recherche du soleil,

Qui ne viendra jamais ;

Pauvre Afrique.

 

Abidjan.

12 Février 1991

 

 

 

 

2.     Le voyageur

 

L’homme est parti voilà deux lunes,

Voyageur infatigable, le long de la rive.

Le fleuve s’écoule dans un long murmure,

Silencieux, c’est la nuit tombée.

Un vent de mystère flotte dans l’air,

Qui fouette le visage dans un  chaud sourire.

 

C’est un très long frémissement,

Comme dans les premières rencontres,

Là, sous les arbres et les colonnes,

De tous ces travailleurs de toujours.

Il est là-bas, et de là-haut sur le pont,

Il contemple le Seine qui s’écoule,

Comme dans ses rêves d’enfant,

 

Reflets rouges et jaunes qui brillent,

Sur l’incessant tremblement des flots,

A travers les mystérieuses figures,

Dansantes au fil de l’eau,

Dans une frénésie, à l’infini,

Qui commence, au loin, sous les ponts.

 

Il est là, sur le bateau théâtre,

Il est aussi là-bas, sur la péniche

Aux huit feux qui fendent les eaux,

Entre la Monique et la Marie Jeanne.

Il a disparu, sous le gîte de Voltaire,

Mais il est là, de nouveau, tout proche,

Et de la profondeur des mémoires d’Egypte,

S’élève la voix du voyageur : Père, je suis là.

 

Paris.

29 Février 1991

 

 

 

 

 

 

 

 

3.     Les promeneurs

 

Le long de la mer d’un joli bleu azur,

Le sable fin scintille sous le soleil.

Sa blancheur est une traînée blanche,

Jusqu’au fond du lointain horizon.

 

Les vagues caressent la plage,

Dans un mouvement d’incessant reflux,

Le vent souffle un air de fraîcheur,

A travers un paysage de rêve.

 

Les promeneurs sont venus de l’horizon,

Et ils marchent main dans la main ;

Le sable fin caresse leurs pieds nus,

Eclaboussés par les hautes vagues,

Qui viennent mourir , sur la plage.

 

Ils chantent les vieilles chansons,

Ils chantent les souvenirs d’antan,

Ils courent, à perdre haleine,

Comme pour rattraper la mouette ;

 

Ils s’arrêtent, le souffle court,

En se regardant dans les yeux.

Leur sourire se mêle à la brise,

Et au murmure des vagues,

Dans une sonate d’infini bonheur,

Qui s’évanouit dans la nature.

 

Courchevel.

25 Mars 1991

 

  

4.  Marseille

 

Sur la Canebière du quai des Belges,

La route qui jalonne les petits bars,

Vers le Petit Pernod, et la Romana,

Soudain la vision du port des merveilles.

 

L’Hôtel-Dieu pointe derrière la Belle Vue,

La forêt de mâts est majestueuse,

La sortie du Vieux Port est royale,

La rive neuve jette plein les yeux.

 

Du Leffe au fort du Pharo,

C’est un toit continu, inégal,

De la couleur bordeaux de l’ennemi ;

La tramontane danse sur les flots,

Au rythme de la vieille vague.

 

La bonne mère émerge de la brume,

Le mistral a chassé les nuages,

Et le vieux port éclate de sa splendeur,

Sous le feu du soleil de la Provence ;

Marseille, que je t’aime…

 

Marseille.

15 Janvier 1992

 

 

  

5.     Dakar

 

Au petit matin, le jour a oublié de se lever,

Ce matin, Dakar sommeille, se réveille.

Les étoiles scintillent, dans la  verte galaxie,

La corniche est fleurie de mille couleurs,

Le lagon se dresse majestueusement.

 

Le soleil a percé les nuages, de l’île de Gorée,

Les oiseaux et bateaux en chaînes interminables,

Contournent la grande île aux mille reptiles,

En direction du parc de Diouj et du port,

De l’espérance.

 

La mer est couleur de cuivre, quand elle frémit,

Sous-pages :

Commentaires (1)

1. Patron(Mong y'Adza) 05/06/2009

Joli!la simplicite de tes mots laisse sans trop de philosophie,aussi bien a celui qui aurait deja visite ces milles lieux qu'a celui qui ne les connait que de nom,la senstion d'etre la avec toi quand tu rouvais a chacun de tes vers le sens qui lui convient le mieux a ta guise.J'aime bien ce sentiment d'evasion qui jaillit de tes textes....
Bon courage et merci de nous faire partager ton inspiration.
PS:Sauf si je me trompe"Dakar"semble inacheve n'est ce pas?Autre chose,j'aimerai ca,lire"sur la route du nord"
Bon vent modzang et bien des choses!Sambaaa!

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